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 •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 •

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Ladicius

Ladicius

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MessageSujet: Re: •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 •   •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 • - Page 3 EmptySam 8 Aoû 2020 - 1:07


Réponse au commentaire :

Spoiler:
 



Et voici la suite !
Je peux donc officiellement vous présenter un autre des protagonistes, incarné dans mon Soom Dia tan.
Il reste un futur personnage à apparaître en résine pour le moment.
J'espère que ce nouveau petit chapitre vous plaira, bonne lecture !



• L'Arrogance du Nord •








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Alors que Chimère tentait de se débarrasser du plus gros de la terre qui la recouvrait en attendant de pouvoir se récurer entièrement, elle observa le mouvement de foule devant elle, qui présageait une nouvelle arrivée. La dernière et la plus attendue, au vu de l’agitation qui se répandait maintenant dans le camp telle une traînée de poudre ; elle en fut satisfaite, mais pas vraiment pour les mêmes raisons que les autres. Cette nouvelle arrivée éclipserait la sienne, et peut-être les autres ne la regarderaient-ils plus comme une bête curieuse. Comme cette célébration commençait mal ! Jusqu’ici elle avait pris sur elle, évitant de montrer des signes trop évidents d’agitation ou d’abattement, refusant de graver irrémédiablement dans les mémoires les circonstances de sa première venue. Elle n’avait pas travaillé si dur, toutes ces années, et sauvé sa peau de justesse pour que tous ses efforts soient réduits à néant. Hors de question !
 Déroulant les bandes qui avaient protégé ses mains, elle prêta une oreille discrète à la conversation d’Heimdall et de son compagnon. Ils avaient l’air passablement contrariés de la présence d’un des nouveaux arrivants, un prince, à les entendre. Quel prince ? Chimère n’était pas très au fait des royautés et des cercles de pouvoir de ce côté-ci du monde, il fallait bien l’admettre. Voyant tout le monde affluer vers les nouveaux arrivants, elle hésita un instant, partagée entre l’envie d’aller se débarrasser de toute cette graisse et cette terre, ou celle de suivre le mouvement. La curiosité l’emportant, elle rejoignit le sillage d’Heimdall et de son ami, dont les hautes statures avaient le mérite de fendre assez efficacement la foule. Arrivée tout près de l’endroit où elle-même s’était tenue la veille, elle observa les nouveaux venus avec curiosité ; elle reconnut sans peine la délégation des Marches du Nord, même si elle n’avait encore jamais croisé des individus de cette contrée. Grands, costauds, ils se distinguaient surtout par une carnation et des yeux clairs, ainsi que des cheveux d’un blond pâle, une couleur qu’on ne pouvait trouver qu’au Nord, là où le froid régnait presque toute l’année. Néanmoins, l’un des individus se remarquait encore plus ; ses longs cheveux étaient d’un blond si clair, presque blanc, que ceux de ses compagnons, en comparaison, en redevenaient presque d’un jaune ordinaire. Fait encore plus étonnant, sa peau était hâlée, comme celle des peuples qui vivaient sous un soleil chaud. Du soleil, au Nord ? Cependant, ce n’était pas cette bizarrerie qui attira l’attention de Chimère de manière soutenue ; mais plutôt son air incroyablement hautain, qui lui provoqua immédiatement un sentiment de répulsion. Cet homme, pourtant jeune, peut-être même autant qu’elle, affichait un air si ouvertement pédant qu’il en devenait détestable. Le toisant, la jeune femme s’attarda un instant sur son visage racé, étonnement androgyne, à la mâchoire large des hommes mais aux traits fins et à la bouche étonnamment sensuelle, bien dessinée, qui lui fit douter un instant de ses yeux. Homme, ou femme ? Mais il ouvrit bientôt la bouche pour parler, et son doute s’envola. C’était bien un homme, un peu plus petit et plus mince que les autres, mais qui attirait pourtant tous les regards.
— Regarde-le pérorer, grogna le compagnon d’Heimdall. Il nous chierait sur les bottes qu’il trouverait encore le moyen de faire passer ça pour un acte de bravoure.
— Maintenant qu’il a enfin le droit de participer, j’imagine qu’il va être intenable, renchérit le grand guerrier brun avec un soupir.
— Qu’est-ce que je regrette d’avoir déjà passé l’épreuve ! Je me serais fait une joie de lui enfoncer sa jolie petite trogne dans la boue. Tu crois qu’un prince, ça fait « blup » comme les autres mortels, quand ça se noie dans la merde ?
 Heimdall ricana, et Chimère étudia un peu plus longtemps ce prince peu aimé – du moins, par Heimdall et son ami. Il y avait bien d’autres personnes qui ne semblaient nullement impressionnées par ces hommes du Nord et leur prince, mais beaucoup d’autres les entouraient déjà, les saluant avec chaleur. Jetant un coup d’œil vers Heimdall et son voisin, Chimère se surprit à sourire en les découvrant tous deux solidement campés sur leurs jambes, les bras croisés et le regard suspicieux, comme deux statues particulièrement peu amènes.
— Vous n’avez pas l’air de l’aimer beaucoup, fit-elle.
— Qui ça, nous ? Eh bien, disons que… Si la foudre le frappe et y met le feu, alors que nous sommes près d’un lac… Je boirais l’intégralité du lac. Sans méchanceté, bien sûr.
— Arik, le réprimanda Heimdall. Ne tente pas de déjà monter les jeunes les uns contre les autres.
 Néanmoins, Chimère nota que les commissures de ses lèvres frémissaient, réprimant un sourire.
— Et qu’a-t-il fait, pour mériter autant d’affection ?
 Heimdall haussa ses larges épaules.
— Il y a à la fois peu et beaucoup à dire… Mais ne t’occupes pas de ça. Ásgeir est ce qu’il est, tu t’en feras ta propre opinion.
— « Propre », voilà un terme intéressant pour qualifier sa réputation…
— La ferme, Arik.
 L’autre guerrier allait répliquer, mais il y eut un nouveau mouvement de foule, celle-ci ondoyant comme un seul homme, frémissant d’excitation. Reportant son attention vers l’entrée du camp, Chimère avisa l’un des Ovates, que les guerriers appelaient volontiers vieilles barbes derrière leur dos. Celui-ci était peut-être le plus vieux ; et pourtant, malgré sa longue barbe broussailleuse, apanage de son statut, et sa maigreur, il possédait encore une voix de stentor, qui bientôt résonna au-dessus toute l’assemblée :
— Nous voilà désormais au complet. Dès l’heure prochaine, plus aucun individu ne sera autorisé à rejoindre ou à quitter ces terres sacrées. Nous déclarons officiellement le début de la trois-centième Grande Chasse. Puisse Veragone nous accorder ses meilleurs auspices !
 Une immense clameur monta des dizaines et des dizaines de poitrines rassemblées, donnant la chair de poule à Chimère. Jamais encore, elle ne s’était retrouvée au cœur d’une foule aussi dense, dont le cri aurait pu lui vriller les tympans. Ce cri issu d’une multitude, ce sentiment d’appartenir à cette communauté, étaient incroyablement grisants.
 L’Ovate laissa la clameur décroître, puis leva la main pour réclamer le silence.
— La cérémonie d’ouverture se tiendra demain soir, dès le premier quartier de lune levé, conformément aux rites. Et la Chasse – nouveaux cris – se tiendra de l’aube au coucher, le jour d’après. Mentors ! Vous savez ce que vous avez à faire. Il est de votre devoir sacré de guider notre jeune sang lors de sa première chasse. Que cessent toutes festivités jusqu’au coucher du soleil de demain. Faites honneur à votre rang, tous !
— Finie la picole, glissa Arik. Pas trop tôt.
— Jusqu’à la fin de la chasse, du moins, répliqua Heimdall.
— Ouais, mais ce ne sera plus sous ma responsabilité d’ici-là !
 Ils rirent, et s’éloignèrent. La foule se dispersa par petits groupes, chacun discutant avec animation. Indécise, Chimère les observa sans bouger. Son mentor n’était plus ; devait-elle se signaler aux Ovates ? Comment faire, dans ce cas présent ?
— Je crois savoir ce que tu penses, fit soudain une voix près d’elle.
 Chimère tourna la tête pour aviser Ahambra, qui lui souriait de toutes ses dents.
— Viens, je vais te prendre en charge pour cette fois-ci.
— Tu es mentor ?
— Non, je ne le suis plus depuis quelques hivers, mais peu importe.
— Est-ce que ça ne contrevient pas aux règles ?
 Ahambra sourit de plus belle et lui fit signe de la suivre. Chimère lui emboîta le pas.
— Absolument pas. Tout ce qui compte, c’est que tu saches quoi faire et comment te comporter demain soir, et ça, n’importe qui peut te l’apprendre. Les rôles de mentors sont purement pratiques, il est bien plus aisé que les délégations les désignent elles-mêmes et s’organisent dès leur arrivée. On gagne beaucoup de temps.
— Je devais en avoir une, mais…
— Je sais, la coupa Ahambra, en faisant un rapide signe de la main pour conjurer le mauvais œil. Paix à son âme. Ne t’en fais pas, ça ne te portera pas préjudice. J’ai été mentor durant quinze ans, tu sauras exactement quoi faire. Enfin, pour le moment… On va déjà commencer par un bain.
 Chimère sourit, contrite, et laissa Ahambra la précéder jusqu’aux bains – un nom un peu pompeux pour un confort très rudimentaire, à vrai dire.
— Au fait, je t’ai vue lutter avec Heimdall, tout à l’heure. Pas mal. J’ai particulièrement apprécié son air ahuri quand il est tombé comme une masse, durant la première manche. Sans doute t’avait-il sous-estimée.
— Peut-être bien. Ou alors, il a eu peur de me faire mal.
— Ta blessure va bien ?
— Aussi bien que possible, ce n’était pas grand-chose, après tout.
 La grande guerrière noire ouvrit la porte des bains réservés aux femmes et Chimère entra, déposant le reste de son armure dans un coin. « Les bains » consistaient en un baraquement tout en longueur, un peu plus grand qu’un dortoir, où étaient disposés plusieurs baquets qui ne permettaient pas de s’y asseoir en étendant les jambes, chacun séparés des autres par une mince planche de bois de chaque côté. Toute notion d’intimité y était donc très relative, et Chimère avait pu constater la veille que, aux heures d’affluence, les bains constituaient un lieu d’échange et de discussion privilégié, les parois n’empêchant nullement de s’adresser à sa voisine, ainsi qu’à celles qui passaient dans la rangée principale. Pour remplir les baquets, il fallait puiser de l’eau à la rivière voisine, puis la faire chauffer dans le foyer installé à l’intérieur. Chimère avait vu que certaines femmes patientaient pour faire chauffer leur eau jusqu’à une température à la limite du supportable, tandis que d’autres ne rechignaient pas à se baigner dans de l’eau froide, voir glacée. Quant à elle, étant habituée à l’eau froide depuis son enfance, qui s’avérait même être un luxe lors des étés étouffants de sa contrée natale, cela lui épargnait d’attendre longuement son tour pour de l’eau chaude.
 Ahambra se saisit de deux petits baquets déjà remplis à l’avance pour en verser le contenu dans celui que Chimère avait choisi, alors qu’elle se défaisait du reste de son équipement. Deux autres femmes étaient déjà là, l’une encore dans son bain, et la seconde assise sur l’un des minces bancs de bois accolés aux murs, occupée à se démêler les cheveux.
— L’annonce est passée, les informa Ahambra. Cérémonie demain soir, lancement de la chasse le jour suivant.
— On a entendu, fit celle qui se peignait les cheveux. Ce n’est pas trop tôt. Les Marches sont enfin là ?
— Ouais. Frais comme des roses, surtout le prince. Et nullement contrits d’être en retard.
 Chimère se glissa dans son baquet, à peine incommodée par la fraîcheur de l’eau, et commença à se frotter vigoureusement.
— Pourquoi tout le monde a l’air de mépriser les Marches ? Et le prince en particulier ?
 Ahambra, qui s’était accroupie près du baquet, roula les yeux.
— Parce que ce sont les pires fils de pute que la terre aie jamais porté. Et vantards, avec ça.  Il y a un dicton qui dit « prends-toi pour ce que tu n’es pas, et tu finiras par t’asseoir sur les Marches ».
— Ils sont tous plus ou moins persuadés d’être d’ascendance divine, ou bien d’être issus de la nation d’origine, celle créée et choyée par les dieux en personne lorsque l'Homme est apparu, renchérit l’autre guerrière. Ils cultivent même une élite dans l’élite, convaincus d’être une race de champions. Ils clament que les conditions difficiles de leur pays natal éliminent les plus faibles, et endurcissent les autres pour les prédestiner à la grandeur.
 Chimère haussa les épaules.
— J’ai rarement entendu des guerriers ne jamais se vanter de quelque chose.
— Attend de les entendre, eux.
 Chimère plongea un instant la tête sous l’eau, pour se mettre ensuite à vigoureusement frotter ses cheveux.
— Et le prince ? C’est le seul qui avait vraiment l’air pédant, dans le lot.
 Ahambra émit un reniflement dédaigneux.
— Lui, c’est le pire. C’est le dernier fils du Roi des Marches, et le meilleur. Tu entendras un paquet de rumeurs sur sa prétendue ascendance divine, qui ferait d’ailleurs de lui le fils d’un autre, d’un Dieu. Et ce qui est agaçant avec ce petit con, c’est que sa vantardise est fondée.
— Comment ça ?
— Il est vraiment bon, soupira la guerrière dans son bain. Si presque tous les ressortissants des Marches n’étaient pas habitués à se vanter d’être issu de telle ou telle gonade divine, je serai tentée de croire aux rumeurs concernant sa nature de presque dieu. Il surpasse tout le monde. A la course, à la lutte, à la chasse… Et sans aucun effort apparent. Et il ne se prive pas de le faire savoir.
— Alors… Les autres sont juste jaloux ?
— Il y a de ça. Mais cette jalousie serait beaucoup plus estompée s’il avait le triomphe modeste, ce petit crétin. Malheureusement, ça fait cinq ans qu’il vient ici, et cinq ans qu’il nous les brise.
 Chimère haussa un sourcil.
— Pourtant, il a mon âge et n’a pas encore passé l’épreuve ?
— Les autres années, il était là en tant que représentant de son père, qui ne se déplace plus depuis quelques temps. Il a cru bon de nous envoyer son cadet dans les pattes, et tous ses encouragements. Résultat, il passait son temps à défier ses aînés pour montrer qu’il était le meilleur. S’il n’y avait pas la trêve, un bon nombre d’entre nous l’aurait déjà refroidi, foutu prince ou pas.
 Percevant le ressentiment dans la voix d’Ahambra, Chimère demanda :
— Il t’a défiée aussi ?
— Ahambra a perdu de très peu, fit celle qui arrangeait ses cheveux. Vraiment de peu.
— Ouais, grogna la guerrière à la peau sombre. Et ça ne m’aurait pas dérangée plus que ça, si ce crétin décoloré n’en avait pas fait une chanson ensuite.
— Une… Chanson ?
— Il adore composer quelques petites chansonnettes après certaines de ses victoires. Vraiment agaçantes, qui me donnent envie de lui enfoncer sa lyre dans le…
— Le pire, c’est qu’il chante bien.
 La femme dans son bain avait un air un peu rêveur, ce qui n’échappa pas à ses compagnes.
— Dulcia, fit l’autre guerrière sur un ton de reproche. Ne me dis pas que tu soupires après ce morveux imberbe.
— Quoi ? Autant prétendre qu’on a de la boue dans les yeux, si on ne reconnaît pas qu’il est… Comme il est. Très séduisant, même si c’est un abruti.
— Un abruti qui a déjà fricoté avec la moitié du camp, si j’en crois les rumeurs, grinça Ahambra. Mais attends un peu que la Chasse ait lieu… Il pourrait avoir des surprises.
— Pourquoi, s’il est si bon que ça ? demanda Chimère.
 Ahambra lui adressa un sourire de chat.
— La Chasse ne repose pas uniquement sur les talents des participants. Bien sûr que courir vite, viser juste, et avoir l’œil compte, mais c’est plus que ça. C’est la Chasse de la Déesse, elle y préside sans faillir. Si tu lui déplais, si tu n’as pas de chance… Tu peux bien être le meilleur et échouer quand même. Peu se risquent à parier sur le vainqueur de la Chasse, tant les résultats sont incertains. Je ne suis même pas certaine que Veragone elle-même sache à l’avance qui l’emportera.
— Tu blasphèmes, murmura Dulcia. Bien sûr, que Veragone le sait.
— Je n’en suis pas si sûre, ma sœur, répliqua Ahambra.
— Et moi, je le suis, mon âme.
 Pendant quelques minutes, on entendit plus que le clapotis de l’eau, Chimère finissant de se récurer, et Dulcia quittant son baquet en frissonnant. Ahambra vint se placer derrière Chimère, un peigne en os à la main, et entreprit de lui démêler les cheveux.
— Comment est-ce, Chimère, aux Terres Calcinées ? Je n’y suis jamais allée, demanda Ahambra.
 Voyant que les deux autres femmes écoutaient aussi, l’air intéressé, Chimère prit son temps pour choisir ses mots.
— Très différent. Il n’y a pas de mixité, chez nous. Hommes et femmes vivent séparés selon les règles séculaires. Et ma compagnie… La Flamboyante… Est la seule troupe de femmes armées que nous ayons. Et… Nous n’avons pas très bonne réputation.
— Pourquoi cela ? demanda Dulcia.
— En fait, le métier des armes n’est pas accessible aux femmes. Il est dit que nous n’entendons rien aux affaires de la guerre, et que nous n’avons pas à empiéter sur le rôle des hommes. La Flamboyante est née il y a seulement cent ans, de la promesse qu’a arrachée sa fondatrice, Eimépelée, au Roi Calciné. Nous étions en guerre, et elle lui a fait promettre que si elle et ses quelques compagnes parvenaient à lui ramener la tête du chef ennemi, alors toutes les femmes du pays seraient libres de rejoindre la compagnie qu’elle créerait. Et contre toute attente, elle a réussi ; le monarque a dû honorer sa parole, et ainsi est née la Flamboyante.
— Mais ?
— Mais le monarque l’a prise au mot ; toutes les femmes sont effectivement libres de candidater pour rejoindre la compagnie, mais toutes celles qui ne le font pas ou qui échouent à y être admises ne porteront pas d’armes et ne se battront jamais. La Flamboyante est une exception, qui est mal vue par les hommes, et par les femmes persuadées que le rôle d’une fille n’est pas de porter épée et bouclier. Il y a des rumeurs, des rancœurs… Nous sommes à peine plus estimées que les catins. Aucun homme de nos contrées n’accepterait de se mesurer à nous, il trouverait cela déshonorant.
 Dulcia et sa voisine levèrent les yeux au ciel, et Ahambra esquissa un sourire.
— Les hommes de ton pays ont sacrément peur de vous.
 Chimère esquissa un sourire.
— C’est ce que je me dis. Peut-être qu’ils ont peur que nous prenions définitivement leur place s’ils nous laissent nous étendre… C’est une chose qui fait sourire, mais de savoir que les femmes de mon pays seront vulnérables en cas de guerre ne me fait pas rire. Sans former nécessairement d’autres troupes féminines d’élite, toutes devraient apprendre à se défendre par les armes.
— Chez nous, nous n’avons pas ce problème, fit Dulcia. Je ne connaissais même pas le mot « mixité » avant de venir ici, parce que… Nous n’avons pas de mot pour qualifier quelque chose qui existe depuis toujours, tellement habituel que personne ne s’est jamais penché dessus.
— Comment ça ?
— Chez moi, à la Lance de l’Ouest, nous vivons tous mélangés, pour tout. Hormis le fait de porter et nourrir un enfant, rien n’est spécifiquement assigné à une femme ou un homme. Comment t’expliquer… Nous vivons entre nous, entre humains. Notre genre importe peu. C’est pour ça que tu ne nous entendras jamais utiliser « mon frère » ou « ma sœur », contrairement à tout le monde ici. Nous disons juste… « Mon âme ». C’est la seule chose qui importe.
 Chimère soupira.
— Peut-être aurais-je dû naître à l’Ouest, et non au Sud…
— Allons, la réprimanda gentiment Ahambra. Chacun son héritage. Porte fièrement le tien, tu as gagné ta place dans une compagnie, alors que d’autres n’ont jamais lutté pour. Toi et tes sœurs, vous constituez un maillon de cette exception de votre pays, et vous contribuerez à l’existence du prochain, et ainsi de suite… Qui finira par aboutir à un réel changement. Rien ne reste jamais figé éternellement, pas même les Dieux.


 Le lendemain, le camp sourdait toujours d’une grande agitation, mais Chimère perçut très vite que quelque chose avait changé. Il ne s’agissait plus de l’excitation mêlée de frustration de la veille ; la première était toujours palpable, la seconde s’était évanouie. Une attente concentrée, sérieuse, avait pris sa place. Les guerriers agités, les ivrognes invétérés, les rixes et les échauffourées avaient disparu, et la jeune femme fut surprise de voir tout ce petit monde devenu miraculeusement discipliné. Chacun semblait savoir précisément ce qu’il avait à faire et s’y appliquait, ce qui l’angoissa au regard de sa propre ignorance, avant qu’Ahambra ne la rassure et ne la prenne en main, comme elle l’avait promis. Ainsi, après le petit déjeuner, Chimère se retrouva assise en tailleur près des dortoirs auprès d’elle et de toutes les autres jeunes débutantes et leurs mentors, autour de quelques feux, suite à une incursion dans la forêt proche pour prendre ce dont elles avaient besoin. Perplexe, Chimère regarda son butin entassé sur ses jambes ; quelques rares fleurs, des fougères, des pommes de pins, quelques ronces et d’autres herbes.
— C’est vraiment une obligation ?
— C’est la tradition, répondit Ahambra. Ce soir, toi et tous les autres, vous vous présenterez à la Déesse en tant que ses enfants ; comment pourrait-elle t’accepter, si tu n’apportes pas un peu de la forêt avec toi ?
— Il y a quelques siècles, on trempait les jeunots dans le sang frais d’animaux de cette forêt tués exprès pour l’occasion, fit une guerrière plus âgée à côté d’elle. Et finalement, la coutume a évolué. Inutile de verser trop de sang.
— Et les hommes, font-ils la même chose ?
— Bien sûr. Beaucoup rechignent, mais certains sont plutôt doués, tu verras.
 Avec un soupir, Chimère se pencha donc sur la confection d’une couronne végétale, qu’elle devrait porter à la cérémonie de ce soir. Toutes les autres jeunes femmes du champ étaient aussi occupées à cette tâche, fabriquant la leur avec ce qu’elles avaient pris dans la forêt juste avant. Beaucoup avaient opté pour de fraîches feuilles encore humides de rosée, et nombre de fleurs d’hiver, dont la pureté immaculée attirait le regard. Observant sa propre récolte, Chimère se trouva une nouvelle fois à contre-courant des autres, et ce sentiment lui déplut. Observant sa récolte, Ahambra parvint à la même conclusion :
— C’est un choix de matériaux intéressant. Pourquoi si peu de fleurs ?
 La jeune femme haussa les épaules.
— Chez moi, les forêts sont très sauvages, peu fleuries. Et puis, nous nous apprêtons pour une chasse et non pour… Pour je ne sais quelle fête de jeunes filles en fleurs.
Ahambra rit.
— C’est une interprétation qui mérite d’exister. La Déesse appréciera sûrement.
 La guerrière rousse ne répondit pas, et poursuivit sa tâche avec peu d’entrain. Chimère n’avait jamais été spécialement douée pour les travaux de ce genre, bien plus à l’aise avec des corvées plus rudes, moins délicates. Elle possédait même de bonnes notions dans l’art de la forge. Se retrouver là, dans l’air frais du matin, à tresser une couronne végétale comme une gamine rêveuse lui paraissait extraordinairement incongru.
— J’ai du mal à imaginer certains guerriers avec ça sur la tête… Surtout les plus gueulards et les moins délicats…
— Personne n’y coupe. Et puis, inutile de s’appliquer à un ouvrage scrupuleusement parfait, c’est l’intention qui compte.
— Orsk a passé sa cérémonie avec un tas de merde sur la tête, si je me souviens bien, reprit la guerrière âgée. Il n’avait rien voulu entendre et, faute de mieux, ses compagnons ont ramassé des crottes et quelques tiges pour lier le tout juste avant le commencement. Paradoxalement, c’est lui qui devait le plus sentir la forêt, ce soir-là.
 Les filles qui l’avaient entendu pouffèrent, et Chimère se dérida un peu. Qu’importait son ouvrage, au regard de ce qui l’attendait, au final !

 Lorsque le soir tomba, le camp tout entier exsudait une sourde excitation, qui montait de tous les corps et de toutes les gorges présentes, rendant l’atmosphère fébrile, palpable. Tous les feux furent éteints, pour laisser aux torches allumées le long d’un chemin soigneusement délimité le loisir de trouer la nuit avec éclat. On ne voyait qu’elles. Regardant ce chemin de feu, Chimère se sentit elle aussi très fébrile, incapable de rester en place. De nouveau, ce sentiment de se fondre parmi ses semblables, de faire partie d’un tout, lui collait merveilleusement à la peau et lui plaisait. Elle n’avait jamais vraiment vécu seule ; toujours au sein d’une communauté, d’abord les siens puis sa compagnie. Le froid de la solitude, qu’elle avait éprouvé un court laps de temps lors de son arrivée tragique, lui avait laissé un goût amer et une certaine anxiété, tous deux balayés ce soir. Faire partie d’un tout était grisant ; rien ne lui semblait plus important.
 A la dérobée, elle observa les autres jeunes qui patientaient autour d’elle, manifestant divers degrés d’appréhension ou d’excitation. Les sondant rapidement, elle décela sans peine ceux qui se montraient un peu trop bravaches pour masquer leur trouble, et ceux qui semblaient réellement effrayés. Pourquoi tant de peur ? La cérémonie de ce soir n’était pas dangereuse. La Chasse pouvait l’être, mais il y avait rarement eu des morts ces dernières années. Que devrait-elle dire, elle… !
 Derrière les rangs des débutants, Chimère aperçut Heimdall et ses amis, les jumeaux dont elle n’avait pas retenu les noms. Leurs regards se croisèrent, et il lui adressa un bref signe de tête encourageant. Chimère le lui rendit par politesse, et reprit son observation, une tache claire attirant son regard ; il s’agissait de la chevelure pâle du prince, pas très loin d’elle. Celui-ci affichait sans surprise un air confiant ; il paraissait même s’ennuyer. Chimère remarqua que sa couronne, même de loin, semblait impeccable et empreinte d’une majesté certaine, faisant paraître celles de ses voisins bien fades. Encore un autre de ses talents dont il était si fier ? Ou quelqu’un l’avait-il réalisée pour lui ?
 Le vent se leva, et elle rajusta la bretelle de sa robe tandis que la flamme des torches vacillait. Comme les autres femmes, on lui avait fait revêtir une grossière robe cérémonielle immaculée, sans forme véritable, qui dévoilait une épaule et un sein, et s’arrêtait au-dessus du genou. Les hommes eux, portaient un court pagne tout aussi grossier, qui ne couvrait que leurs hanches et leurs cuisses. Quelques filles s’étaient offusquées de leur tenue, et quelques garçons avaient bien tenté de leur glisser un regard ; tous avaient été sèchement rappelés à l’ordre d’une claque sur la nuque, et plus aucun des deux camps ne s’était risqué à lorgner le second. Lorsque Chimère avait demandé à Ahambra la signification de leurs tenues, elle lui avait répondu que les filles devaient être parées de manière à symboliser la dualité de la Déesse, qui tour à tour apparaissait cachée ou entièrement dévoilée. Ainsi, elles n’étaient ni nues, ni complètement vêtues. Pour les hommes, il s’agissait de se montrer sans ornements ni apparat hormis la couronne rituelle, de manière à paraître tel que Veragone les avait faits, sans l’offenser. En tout cas, Chimère s’estimait un peu mieux lotie que les hommes, qui s’efforçaient de ne pas trop frissonner dans le vent froid. Seuls les ressortissants des Marches semblaient parfaitement à l’aise, habitués à de plus grands frimas ; sur sa droite, le prince Ásgeir bâilla même ostensiblement, et Chimère fut agacée de le voir traiter avec tant de désinvolture ce moment solennel.
 Un murmure parcouru la foule, et elle vit les Ovates apparaître, chacun tenant un bâton ; à eux tous, ils rassemblaient toutes les différentes essences de bois que l’on pouvait trouver dans la forêt. Ils furent les premiers à emprunter le chemin entouré par les torches, sans accorder un regard aux jeunes frissonnant dans le vent froid. Derrière eux, quelques hommes et femmes se détachèrent de la foule, tous munis de légères flûtes de bois qu’ils portèrent aussitôt à leurs lèvres sans cesser d’avancer. Suivant les Ovates, ils laissèrent s’élever une musique claire et parfaitement accordée, qui donna immédiatement des accents mystiques à ce qui se passait. Chimère s’en sentit troublée, surprise de constater à quel point une simple mélodie pouvait à ce point transfigurer l’instant présent. Elle était claire comme l’eau qui coulait des montagnes, et tous se turent, écoutant cette mélopée qui sans nul doute venait du fond des âges. Lorsque les Ovates et les musiciens furent à mi-chemin, les mentors placés derrière le dernier rang des jeunes les poussèrent soudain en avant, et tous s’ébranlèrent. En file indienne, ils empruntèrent le chemin des torchères, peu rassurés. Chimère se retrouva entre une grande jeune femme aux cheveux noirs coupés ras, et un jeune homme au visage éclaboussé de taches de son, un tic nerveux lui agitant la paupière. Le cœur battant, elle avança à la même allure que les autres, à peine consciente des visages de ses aînés qui défilaient autour d’eux tout le long du chemin. Ayant déjà été initiés, ils viendraient en dernier assister à la cérémonie d’intronisation. Savoir que tous leurs aînés les regarderaient en silence mettait plus d’un jeune mal à l’aise.
 Les Ovates et les musiciens les menèrent jusqu’à la trouée du grand Bois Sacré, celui de la Déesse. Alors que Chimère cru qu’ils allaient s’y enfoncer, et sans lumière car les torches s’arrêtaient là, la file pivota brusquement vers la gauche, dépassant les premiers boqueteaux d’arbres encore distincts de la grande forêt pour la longer. Très vite, une autre lueur chaude et dorée fut visible au loin, et Chimère n’eut pas longtemps à attendre pour pénétrer dans une clairière, qui abritait un petit lac à l’eau miroitante, noire sous le ciel nocturne. D’autres torches avaient été plantées de façon régulière sur la berge où ils étaient occupés à se rassembler tous, projetant leur reflet sur les eaux calmes, lisses comme un miroir. Silencieux, les jeunes se tinrent là, attendant la suite, certains s’écartant pour éviter d’emmêler leur couronne avec celle de leurs voisins. Chimère se retrouva à côté d’Ásgeir, et releva deux détails ; il ne la dépassait que de peu, et sa couronne était si parfaite qu’elle eut l’impression de simplement porter un tas de feuilles ternes sur sa propre tête. Elle l’entendit fredonner tout bas et, à bien tendre l’oreille, elle crut percevoir quelques mots qui n’avaient pas la moindre chance de figurer dans une chanson autre qu’une composition paillarde. Elle lui décocha un regard furibond, et le prince tourna vers elle ses yeux très bleus, si clairs dans sa peau pourtant hâlée qu’ils semblaient presque incongrus, déplacés.
— Quoi ? Ces cérémonies sont ennuyeuses. C’est du simple protocole, on s’en passerait bien.
 Il avait la voix chantante, teintée d’un léger accent que Chimère n’avait encore jamais entendu.
— Tout le monde n’a pas la chance d’être né dans la soie, et gavé de protocole jusqu’à en être écœuré, répliqua-t-elle, acide.
 Ásgeir lui décocha un regard amusé.
— Comment tu t’appelles ?
— Quelle importance ? Je suis ici ce soir en tant qu’Enfant de la Déesse. Comme toi.
— Ouh, ça ne plairait pas à mon père. Déjà qu’on dit de moi que je suis le fils d’un autre.
— Et c’est vrai ?
 Il lui fit un clin d’œil.
— Qui sait ?
 Chimère leva les yeux au ciel, et reporta son attention sur ce qui se passait autour d’eux. Les Ovates avaient contourné le lac, et se tenaient maintenant sur la rive d’en face, les musiciens à leurs côtés. Ils attendaient probablement que tout le monde ait fini de se placer.
— Ne prend pas trop à cœur cette cérémonie, reprit son voisin. Elle ne sert plus à rien depuis longtemps, si tant est qu’elle ait jamais eu une quelconque utilité. Les vieilles barbes l’adorent, ils s’en servent pour impressionner les petits jeunes et se passer mutuellement de la pommade. Rien de plus.
— Quelle sagesse, railla Chimère. Je comprends mieux pourquoi ton père t’envoie ici chaque année.
— Oh, ce n’est pas une question de sagesse. Et « se débarrasser » serait un terme plus exact.
— Je me demande bien pourquoi il voudrait se débarrasser d’un jeune homme aussi charmant que toi.
 Ásgeir parut amusé par son ton moqueur, et lui adressa un sourire de loup.
— Parce que je suis meilleur que lui. Tout simplement.
 Reportant son attention sur les Ovates, dont le meneur s’éclaircissait la voix pour réclamer le silence, le prince continua :
— On va faire un petit pari, cheveux-de-feu. Si l’une de ces vieilles biques arrive encore à faire partir en pleurant au moins un garçon et une fille, comme je le prédis dans ma grande sagesse, je gagne, et tu me devras une petite faveur. Tu marches ?






A suivre....



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Hotaru

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MessageSujet: Re: •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 •   •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 • - Page 3 EmptyDim 9 Aoû 2020 - 12:36

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il est tellement beau!! comme tous les Dia certes mais alors ta custo est juste sublime! il a tellement la classe! trop de charisme!! priere
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Haruko

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MessageSujet: Re: •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 •   •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 • - Page 3 EmptyDim 9 Aoû 2020 - 16:06

D'accord avec Hotaru, il est vraiment canon ! Et comme les autres, on voit tout à fait le personnage avec son air de "je suis beau et je le sais" haha
Toujours un plaisir de lire ton histoire en tout cas, je me demande en quoi consiste la cérémonie ^^
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celynette

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MessageSujet: Re: •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 •   •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 • - Page 3 EmptyLun 10 Aoû 2020 - 1:35

Je ne dirai pas mieux que ce qui a été dit plus haut. le texte est toujours aussi bien, on s'y croirait.
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Axolotl

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MessageSujet: Re: •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 •   •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 • - Page 3 EmptyLun 10 Aoû 2020 - 18:37

Ils sont bien beaux, tous! C'est un chouette univers, et les personnages sont bien campés, c'est un régal. Ton Arvid est splendide, et que dire du Dia. La tentation incarnée ^-^
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Nano

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MessageSujet: Re: •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 •   •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 • - Page 3 EmptyMer 12 Aoû 2020 - 12:18

Ásgeir est vraiment magnifique!!!!!!! amour
Il faut que tu te fasses publier, c'est vraiment trop bien écrit!!!!!
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Molitva

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MessageSujet: Re: •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 •   •[La Grand-Chasse] L'Arrogance du Nord [IH/Soom] P.3 • - Page 3 EmptyMer 12 Aoû 2020 - 13:11

Hello ! (^_^)/

Bon, un petit pavé vu que c'est la première fois que je vais commenter ce topic, mais il faut au moins ça car j'ai un vrai coup de cœur, non seulement pour le fait d'agrémenter ta galerie avec une histoire écrite (et comme je suis un passionné d'écriture, j'ai été conquis) mais aussi pour tes photos qui sont vraiment superbes !
J'aime beaucoup ton univers en rapport avec le Nord et même l'atmosphère que dégagent tes photos ainsi que tes poupées. De plus et avec ton histoire, on associe systématiquement tes personnages aux poupées (oui Molitva, c'est obvious x)) mais ce que je veux dire par là c'est que ça ne les rend que plus vivants et plus attachants.

Esthétiquement, tes doll sont une merveilles, elles transpirent la force, si je peux dire ainsi et elles sont vraiment badass ! J'ai un gros coup de ton cœur pour ton Soom Dia tan (je dois avouer que j'aime énormément ce moule) mais son make-up, sa wig, son style... voilà je suis gaga devant les photos. ^^'
Ta miss est une vrai beauté aussi, de toute manières ils ont tous fière allure et c'est un véritable régal pour les yeux !

Je n'ai pas encore tout lu, mais je manquerai pas de laisser un petit commentaire sur l'histoire en elle-même mais en tout cas je suis fan du principe ! Je regrettais qu'il n'y ai pas de section dédiée à l'art de l'écriture ou même au dessin car après tout, il y a mille et une façon de raconter une histoire avec des BJD, des personnages... mais en tout cas je suis bien content d'avoir regardé ta galerie !

Bonne continuation et à bientôt (^_^)/
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