Materiel Celeste

Forum francophone pour les collectionneurs et créateurs de poupées
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
kiri



Nombre de messages : 1744
Date d'inscription : 14/06/2005

MessageSujet: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Mer 10 Jan 2007 - 16:09

Bon, compilation des trucs et astuces à usage des malgrammatisants, pour la paix des forums et la prospérité individuelle ^_^

*ce/se ?

Valandraa a écrit:
pour montrer un objet tu fais le signe avec ton index qui forme (de profil) un C avec ton pouce, dans ce cas-là c'est un "C". Et aucune crainte de te tromper ^^

*Accords des verbes:

Fabie a écrit:
(D'avance, pardon Kiri et Kirane, mais c'est trop tentant)

Pour faire la différence entre être et avoir, il suffit souvent de changer la personne.
"J'ai" car Tu as, il a, nous avons etc
"Tu es" car Je suis, il est, nous sommes etc

Pour savoir si un participe passé se conjugue, il suffit souvent de remplacer le participe passé en question par un autre qui a un masculin et un féminin différent à l'oreille, en changeant aussi la personne, au besoin. Donc dans ce cas, nous ne pouvons pas utiliser "mordre" (mordu/mordue) ou "descendre" (descendu/descendue), donc nous allons par ex utiliser "prendre" (pris/prise, là on entend le e du féminin)

Globalement, les participes passés avec "être" se conjugent. (bon je laisse qui voudra enchainer sur les verbes réfléchis qui sont problématiques, plus je vieillis, moi je suis sure de moi sur ceux-là)
"Ce matin, je suis allée au travail"

Pour les participes passés les plus courants avec "avoir", nous avons besoin de deux volontaires pour expliquer. Une suffirait, mais ça serait moins drôle.

Allez, au hasard, Kiri et Kirane, dont les noms vont tellement bien ensemble en plus.
* S'éloigne de deux pas des volontaires désignées d'office car se sent menacée *

Depuis des années, Kiri a mordu et Kirane a descendu des foules entières. Les personnes qui ont été mordues par Kiri et descendues par Kirane ont porté plainte, mais les coupables étaient déjà loin.

Ca ne veut rien dire, mais c'est pas grave, c'est juste pour voir quand ça se conjugue : Depuis des années, Kiri a pris et Kirane a pris des foules entières. Les personnes qui ont été prises par Kiri et prises par Kirane ont pris plainte, mais les coupables étaient déjà loin.

Moralité de l'histoire : On peut mordre et descendre, mais faut pas se faire prendre.

* Si vous me cherchez, je ne suis plus là *

* Reviens deux secondes pour vous donner un lien sympa http://www.bonjourdefrance.com/n11/jeux/oiebdf2.html *

(A défaut d'autres âneries, j'espère n'avoir pas dit d'âneries grammaticales)

kiri a écrit:

Le truc d'une de mes instits qui me sert toujours 15 ans après: pour savoir si dans une phrase un verbe du premier groupe (=se finissant en er) est un infinitif (donc en -er) ou un participe passé (donc en -é): remplacer le verbe par un autre du 2ème ou 3ème groupe. Celui qui m'est resté c'est mordre (ça donne des choses bizarres, mais ça marche ^_^):
Exemple: j'aimerais resté/er ? avec toi => j'aimerais mordre avec toi. Donc c'est un infinitif, donc restER.


*à ou a?
shadows_x a écrit:

Ici,il suffit de remplacer le "a" en question par "avait".Si la phrase n'est pas dénuée de sens,alors ce sera sans accent.
Il y a des fois..>>>Il y avait des fois... ;"Je l'ai fait à sa place">>"Je l'ai fait avait sa place"; "Je ne l'ai dit à personne">>>"Je ne l'ai dit avait personne"; "J'ai quelque chose à te dire"...


*Accents:

Lewellyne a écrit:
Moyen mnémotechnique :

L'élève a un chapeau (formé par l'accent aigu et l'accent grave), ça c'est pour savoir quel son correspond à quoi.

Pour savoir dans quel sens les écrire, l'accent aigu monte comme une voix aiguë et l'accent grave descend comme une voix grave

é : accent aigu
è : accent grave

daisy

char a écrit:
codes très simples pour les ajouter; type Alt maintenu enfoncé + 0224 = à.

* Correcteurs:

popolatortue a écrit:
Sinon dans la nouvelle version du navigateur firefox, il y a un correcteur orthographique ^_^ ( Je ne sais pas si cela avait été dit )

bakemono a écrit:
le site qui propose la correction à insérer dans le forum:
http://www.spellingcow.com/


*Et parce que c'est amusant:

Anne-Laure a écrit:
Pour rester dans le même ordre d'idées à propos de l'expression, moi il y a un truc qui me fascine c'est ça:

"Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un mto n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soeint à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlbème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot."

^___^


Dernière édition par le Ven 12 Jan 2007 - 9:12, édité 8 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://drkiriko.deviantart.com
Solkeera



Nombre de messages : 4396
Localisation : RP
Date d'inscription : 14/05/2006

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Mer 10 Jan 2007 - 17:34

Je rajoute un lien d'un site très pratique, que j'adore (et je rigole pas ^^; ) :

http://www.leconjugueur.com/

Radical en cas de doute sur les terminaisons !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nyx.



Nombre de messages : 1719
Age : 32
Date d'inscription : 30/06/2006

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Mer 10 Jan 2007 - 18:57

Oui il est très pratique !
Un autre que j'aime bien :
Le BOF (bréviaire d'orthographe française)

http://mapage.noos.fr/mp2/

Il est très utile je trouve !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.innercollection.com
morrigan



Nombre de messages : 3974
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 12/09/2006

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Mer 10 Jan 2007 - 20:19

Je me permets d'ajouter ma pierre à l'édifice avec une distinction sommaire entre ces/ses/c'est...

Ses : possessif. "Il a mis ses lunettes" (au sens de "les siennes").

Ces : démonstratif. "As-tu vu ces lunettes?" (au sens de "celles-ci").

Se : pronom personnel. S'accompagne souvent d'un verbe. "Il se lève pour aller travailler".

Ce : démonstratif. "Ce matin, il s'est levé pour aller travailler".

Ceux : démonstratif pluriel. "Ceux-ci sont mes préférés"

Sais : vient du verbe "savoir". "Je sais qu'il ne faut pas confondre 'ces' et 'ses'".

C'est : vient du verbe "être". "C'est ainsi qu'il faut faire."



Attention, ces "mots" n'existent pas : c'es, sest, cest, cai

(si j'en ai oublié dites-le moi je complèterai la liste ^^")
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thebeautifulpeople.free.fr
Arysuh
Modérateur


Nombre de messages : 13991
Localisation : Lorraine (<3)
Genre : Currywurst
Date d'inscription : 01/04/2005

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Jeu 11 Jan 2007 - 8:15

Orthonet, ma Bible. I love you

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Myra
Modérateur


Nombre de messages : 9933
Date d'inscription : 22/09/2005

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Ven 13 Avr 2007 - 0:13

Plus basique, y'a le Bescherelle XD

_________________
Topic BJD - Topic autres poupées - Flickr - Tumblr

Ventes : Parts Unoa - OOAK Pure Neemo - Vêtements et accessoires - Wigs et yeux - Props
Hors MC : Pinky Street à vendre
Feedbacks
Avatar par Madoka Kinoshita
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MallowCat



Nombre de messages : 831
Age : 31
Localisation : Avignon
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Ven 25 Mai 2007 - 10:26

Hop, je me permets d'ajouter le contenu d'un topic bien intéressant que j'ai vu sur GeekZone hier soir, il regorge de "trucs" intéressants Smile

Un ou une espèce ?
Dire « un espèce de » est une faute. En effet, espèce doit être considéré comme féminin et invariable (il ne viendrait à l’esprit de personne de dire « un sorte de »). Malheureusement, surtout dans la langue parlée, espèce s’accorde souvent dans la bouche de plus grand nombre avec son complément. Il faut dire que certains grands auteurs se sont laissés aller à l’écrire eux-mêmes de cette façon (Un espèce de tuberculeux (Céline, Voyage au bout de la nuit). Cet espèce de beau garçon (Aragon, Le roman inachevé)). Ces quelques exceptions – dictées le plus souvent par le désir de retranscrire par écrit un langage familier - ne doivent cependant pas faire oublier la règle.


Un ou une tentacule ?
Un tentacule, bien sûr. Une faute courante parce que tentacule a toute les apparences d’un mot féminin, et qu’il est, de surcroît, peu usité.

Dans le même genre, sachez que l'on dit également :
- Un orbe.
- Un obélisque.
- Un astérisque.
- Un aparté (que l'on utilise surtout lorsqu'on dit "en aparté").

Et :
- Une icône (que l'on peut écrire toujours au féminin et avec l'accent circonflexe, ce quel que soit le sens que l'on accorde à ce mot (image religieuse, vedette, icône sur un ordinateur etc.)).
- Une apostrophe.
- Une stalactite (ou stalagmite).


Forums ou fora ?
On entend parfois certains puristes déclarer que le pluriel de forum est fora (normal : on le trouve ainsi même dans le Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, ou en tout cas dans une de ses éditions). C’est en réalité une faute, même si on peut débattre du sujet. Le "Grevisse" estime en effet qu’une fois assimilé par la langue française un mot doit se plier à ses règles élémentaires. En l’occurrence la plupart forment leur pluriel avec un S non prononcé. Et forum n’a pas à faire exception, son pluriel fora devant être considéré comme un pluriel exotique pour que la description du mot soit complète.


Scénarios ou scénarii ?
Même logique que pour forums. La langue évolue et se modernise. Elle se simplifie également (enfin parfois). Si on écrivait il y a peu de temps encore scénario au pluriel scénarii (pour rester fidèle à l’origine italienne du mot (en plus c’est une faute ; en italien cela s’écrit avec un seul i), et peut-être aussi par pédanterie) ce n’est plus le cas officiellement aujourd’hui. Personnellement, je trouve que « scénarii » ne s’exprime de toute façon pas vraiment bien en bouche, et lui préfère un « scénarios » plus classique.


Clé ou clef ?

Voilà qui reste un grand mystère… Les deux sont acceptées depuis longtemps – Littré lui-même n’a pu se décider pour une des deux orthographes – même si clé est désormais largement plus répandu, à l’écrit.


De plain-pied
Faute courante, plain-pied (qui signifie au même niveau, ou au même étage) est souvent écrit plein pied (avec ou sans tiret). Or on n’évoque pas ici la possibilité qu’un pied soit plein (on l’espère pour son propriétaire), mais bien le fait que l’on découvre quelque chose « qui reste au niveau de la plaine » (un moyen mnémotechnique assez libre que j’utilise personnellement pour me souvenir de la bonne orthographe de cette locution adverbiale).


Critiquer
Souvent associée à une idée forcément péjorative, la critique peut au contraire être positive. Son emploi dans la langue courante en tant que synonyme de blâmer condamne toutefois la critique à être perçue de prime abord comme forcément négative.


Un ou une après-midi ?
Bien que l’on dise plus souvent un après-midi (par association avec midi, nom masculin), c’est en fait un nom commun invariable de genre masculin ou féminin. Les deux sont acceptées et acceptables... en attendant qu'une règle soit réellement fixée.


Le bât blesse
Expression pas franchement répandue, mais tout de même assez usitée. Le bât, qui est une selle que l’on met sur les bêtes de somme, ne s’écrit pas « bas », comme on le voit souvent. Le bas blesse ne veut, quand on y pense, rien dire (et le haut, il soigne ?). Le bât qui blesse, c’est la selle qui pouvait être mal mise sur le dos des mulets et qui, sous la charge portée (la somme), se blessaient. Par extension, on utilise cette expression pour signaler un problème, une peine, une souffrance…


Dilemme ou dilemne ?
Ah, quel dilemme… ou quel dilemne ? Sous Word, le correcteur orthographique modifie automatiquement « dilemne » et écrit « dilemme ». On peut donc considérer que c’est la bonne orthographe. Le Littré l’écrit également de cette façon, et signale que phonétiquement la prononciation est di-lè-m’. Le fait que le n soit désormais prononcé en fin de phrase dans le langage parlé – pour quelle raison ? – est bien entendu à la base de cette faute fréquente.

Complément : attention, en revanche, de bien écrire indemne !


Par contre ou en revanche ?
Selon Voltaire repris par Emile Littré dans son fameux dictionnaire, l’emploi de « par contre » serait impropre. Une sombre histoire d’expression empruntée au langage commercial, et utilisée pour dire « en compensation de » plutôt que « au contraire ». On a donc longtemps préféré utiliser « en revanche » que « par contre » dans certaines sphères… Le débat n’a plus vraiment lieu d’être puisque l’Académie française elle-même admet désormais l’usage de cette locution adverbiale. Le sujet est toutefois sensible car certains grammairiens et lexicologues aiment à séparer les deux expressions en arguant que par contre doit être utilisé quand il y a opposition entre deux idées, et en revanche lorsqu’il n’y en a pas. Des complications hors de portée du commun des mortels, et auxquelles il convient de ne pas accorder plus d’importance qu’elles n’en méritent… Personnellement j’ai pris l’habitude de dire et écrire en revanche, mais par contre ne peut pas être considéré comme étant une "vraie" faute.


Savoir gré
Si on peut être reconnaissant de quelque chose, on ne peut en tout cas en être gré. En revanche, je vous sais gré de bien avoir voulu me lire jusque là…


Deuxième et second
Après second, on peut dire troisième… Ne croyez plus ceux qui affirment le contraire, et disent qu’utiliser le mot second implique que l’énumération se termine. Une « simplification » encore une fois de la langue. On trouve plusieurs exemple qui donnent raison à ce point de vue : on dit la Seconde guerre mondiale (il fallait être optimiste auparavant pour penser qu’il n’y en aurait jamais une troisième), on passe de troisième en seconde etc.


Abréviation : M. ou Mr. ?
M. est l’abréviation de Monsieur. Mr. celle de Mister, en anglais. En tout cas c’est ce qui est communément admis car, comme souvent lorsqu’il est question de langue vivante, les discussions à ce sujet entre spécialistes sont vivaces : on pourrait utiliser Mr avec le r en exposant (ce qui ferait la différence avec l’anglais), mettre Mr sans point etc. Au final, on aurait envie de dire que chacun fasse comme bon lui semble, et les M et les R seront bien gardés…


Voir et voire
Ah, le fameux verbe et son homonyme qui distrait tant de plumes… Voir utilisé en tant que verbe ne pose pas de problème : je vois le petit oiseau, nous voyons la vie en rose… Parfait. Lorsque le mot « voire » sert à renforcer une assertion, à enchérir, en revanche (ex : il est difficile, voire impossible de lire cette lettre), il devient adverbe et n’a plus rien à voir, justement. Ce petit e en plus fait toute la différence. Pour ceux qui ont du mal, essayez de remplacer « voire » par « et même » dans votre phrase. Si ça marche, c’est qu’a priori voire doit prendre un e.


Je suis allé ou j’ai été ?
Dire « être allé » (quelque part) est plus soutenu que de dire « avoir été », d’un usage plus familier. Mais les deux sont acceptés, certainement parce que le langage courant a assimilé cet « abus » de langage jusqu’à l’extirper de sa condition de « faute ».


Au temps pour moi

Voilà un petit nouveau, qui fait surtout parler de lui depuis quelques années… Au temps pour moi – écrit souvent autant pour moi – fait selon toute vraisemblance référence à l’univers militaire (les « temps » correspondant aux différents moments où une arme était manipulée pour effectuer une action précise). Je m’appuie sur langue-fr.net ici, pour préciser que « l'expression est utilisée par celui qui, investi de l'autorité (quelle qu'en soit la nature), vient de faire commettre une fausse manoeuvre collective et, par extension, par celui qui s'est trompé et s'en rend compte avant les autres ». Reste que la graphie « autant pour moi » n’est pas forcément fausse, mais qu’elle est liée à une quantité ou à une chose, et ne doit pas exprimer une erreur. Un sujet parfois âprement discuté qui étonne : ce débat n’a dans le fond aucune importance ! C’est certainement ce qui fait son charme…

Complément : La question sur la graphie de « autant/au temps pour moi » n’est pas réglée, ce quel que soit le sens qu’on lui attribue. C’est ce qui fait toute la subtilité de notre langue : deux camps, avec chacun d’excellents arguments, se déchirent pour déterrer LA vérité. On peut estimer qu’au temps pour moi, validé par l’Académie (et c’est la référence ; il en faut bien une), sera jugé correct pendant encore longtemps, et associé au langage soutenu, et qu’autant pour moi, bataillant pour s’imposer et ayant la logique pour lui, finira par l’emporter sur le long terme (je préfère également cette dernière tournure). En attendant, les deux expressions sont correctes selon le point de vue que l’on a, donc que tout le monde soit rassuré. C’est le débat en lui-même, finalement, qui est intéressant, l’expression étant en elle-même franchement anodine. Heureusement, à l’oral, tous ces problèmes ne se posent pas…


Bâbord ou tribord ?
Qui n’a pas pesté contre cette satanée manie qu’ont les marins de ne pas dire droite ou gauche, mais bâbord ou tribord ? Petit truc pour s’en rappeler : garder le mot batterie à l’esprit. On a le mot « devant soi », on le regarde… À gauche « Ba »(bord), à droite « Tterie »(bord). Bâbord c’est à gauche, et tribord à droite. CQFD.


Peu ou prou ?
Les deux mon capitaine. L’adverbe prou, qui ne date pas d’hier, signifie beaucoup. L’expression peu ou prou veut donc littéralement dire « peu ou beaucoup » et, plus justement, plus ou moins. Attention de ne pas confondre prou (beaucoup) et proue (l’avant d’un bateau).


Gent (nom) et gente (adjectif)
Substantif féminin singulier, gent désigne une nation, un peuple, un ensemble d’individus possédant des caractéristiques communes. On l’utilise fréquemment dans l’expression la gent féminine, mais on pourrait tout aussi bien dire la gent masculine. Le mot est invariable. L’adjectif gent, gente, en revanche, qui signifie plaisant, gracieux, délicat, peut s’écrire avec un e (une gente dame).


Quand et quant à
La conjonction quand et la locution prépositive quant se ressemblent beaucoup. D’où la difficulté pour certains de savoir quand utiliser la seconde. Dans ce dernier cas, il faudra alors réfléchir au sens du mot, et se souvenir que l’idée de temporalité n’est associée qu’à quand, et jamais à son homophone. En gros, quand = « lorsque, à quel moment » et quant = « mais, en ce qui concerne »… On peut aussi retenir que quant précède toujours à (ex : quant à son ami, il est venu les mains vides). De plus, la liaison avec le t est sonore (quan-ta), ce qui est plus rare avec quand (mais possible, le d étant muet. Ex : quand t’amuseras-tu enfin ?).


Censé ou sensé ?
Ces deux adjectifs se ressemblent et peuvent décontenancer certaines orthographes peu sensées… Pour savoir quel mot utiliser à quelle occasion, il faut connaître leur signification à chacun. Sensé est associé au sens, à la réflexion, bref, au bon sens. Ce qui tombe bien : sens et sensé commencent par la même lettre : s. Censé, lui, ne tombe pas sous le sens, et signifie présumé, ou supposé. Vous êtes censé faire quelque chose (on suppose que vous allez le faire), et, si vous êtes sensé et si c’est dans votre intérêt, vous le ferez.


À l’intention de ou à l’attention de ?
À l’attention de fait partie du langage administratif. On l’utilise notamment pour indiquer le destinataire d’une lettre (dont on veut attirer l’attention). À l’intention de, en revanche, marque le don, le cadeau. On achète un livre à l’intention de quelqu’un, pour le lui offrir, on compose un poème à l’intention d’un être aimé etc.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MallowCat



Nombre de messages : 831
Age : 31
Localisation : Avignon
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Ven 25 Mai 2007 - 10:27

Tout étonnée mais toute surprise
La règle de l’Académie française concernant l’usage de tout, adverbe, devant un mot féminin est la suivante : « Il faut dire et écrire elles furent tout étonnées […] quoiqu’on demeure d’accord qu’il faut mettre toute et toutes devant les adjectifs qui commencent par une consonne : « Cette femme est toute belle, ces étoffes sont toutes sales ».
La difficulté vient ici de la prononciation de tout devant étonnées, avec son t sonore. On estime que tout devant une voyelle est invariable car la prononciation accentuée va de soi (pas besoin de l’indique par –e). En revanche, devant une consonne, il convient de rajouter le dit e, et de l’accorder si besoin au pluriel.


Décennie et décade
Une décennie, c’est dix ans. Une décade, dix jours. Certains se trompent à cause de l’anglais a decade, qui indique effectivement un laps de temps de 10 ans.


Décimer
Restons dans l’idée des dizaines avec le verbe décimer… Car décimer, à l’origine, ne signifie pas massacrer au hasard, mais bien tuer une personne sur dix, tirée au sort. Une habitude qu’avaient les romains pour discipliner leurs troupes. Par extension, le sens originel du mot s’est dilué, et décimer est devenu synonyme d’exterminer ou d’anéantir, verbes qui eux ne s’embarrassent pas de pourcentage.


De toute(s) façon(s)
J’ai eu beau chercher, impossible de trouver une règle précise concernant l’utilisation de « de toute façon ». Logiquement, on pourrait penser que de toute façon est la contraction de « et de toutes les façons possibles », et privilégier la forme plurielle. Mais dans l’usage écrit, c’est plutôt le singulier qui l’emporte. Reste le sens que l’on peut associer à de toute façon au singulier (= quoi qu’il en soit) et de toutes façons au pluriel (= par tous les moyens possibles). Le deuxième emploi est beaucoup moins fréquent, ce qui permet de mieux comprendre la prédominance du singulier.

Complément : dans son ouvrage "Difficultés du français", Jean-Pierre Colignon précise que l'expression "de toute façon" s'écrit toujours au singulier, et qu'au pluriel, on écrit "de toutes les façons".


Fainéant, feignant ou faignant ?
Les trois sont acceptés. Il est intéressant de savoir qu’à l’origine la graphie originale était celle de feignant (ou faignant), assimilé au participe passé du verbe feindre (dans le sens de feinte pour échapper au travail). On a ensuite voulu expliciter le nom différemment en associant faire et néant (fainéant).


Malgré que : une faute ?

Oui, c’est une faute, ou en tout cas une lourdeur, même si certains écrivains la commettent. Malgré que utilisé dans le sens de bien que, quoique, est impropre, et déconseillé. Il n’y a que dans la forme littéraire, où malgré que peut s’employer avec le verbe avoir conjugué au subjonctif (ex : malgré que j’en aie (comprendre : malgré moi, bien que je ne le désire pas), je reconnais les mérites de mon rival), que les deux mots côte à côte sont acceptés. Mais cet emploi est très rare.

Complément : malgré est invariable. Pas de s à la fin, ou d’accent grave etc. Et il s’écrit toujours en un seul mot. Il n’y a que dans l’expression bon gré, mal gré (qui signifie avec plus ou moins de bonne volonté) que l’espace s’impose.


Les capitales accentuées

Oubliées, voire dédaignées, les lettres majuscules accentuées ont tendance à disparaître. Pourtant, en français, l’accent a pleine valeur orthographique, et il convient d’établir comme règle leur devoir de présence. Si, en début de phrase, la capitale accentuée est conseillée mais ne porte a priori pas à confusion (À Dieu ne plaise ; Ôtez ce personnage de ma vue), dans une phrase entièrement constituée de majuscules, le sens peut être bouleversé (UN CURE TUE -> UN CURÉ TUÉ). Rappelons donc ici les raccourcis claviers des capitales accentuées les plus fréquentes : Alt 183 : À / Alt 144 : É / Alt 210 : Ê / Alt 212 : È / Alt 140 : î / Alt 226 : Ô / Alt 128 : Ç


&, @ et ~ : qu’est-ce que c’est ?
& : c’est un caractère typographique que l’on appelle (une) esperluette (également esperluète, ou perluète tout court, la règle est souple). Il résulte de la ligature du e et du t (souvenez-vous des majuscules tout en boucles que l’on traçait péniblement sur nos cahiers, en primaire à l’école). Il remplace le mot « et », et se prononce d’ailleurs ainsi. Un signe parfois dénommé « et commercial », car on l’utilise souvent pour des noms d’entreprises, où il représente le lien économique de partenaires privilégiés (Dupont & Dupond ; Père & fils etc.).

@ : si l’arrobe, arobe ou arobase (nom féminin) est désormais très connue, son origine étymologique, en revanche, est incertaine. A priori, le mot serait dérivé d’une unité de poids en espagnol, l’arroba (qui équivalait à 11,5 kilos), dont l’abréviation est effectivement @ (arroba étant lui-même dérivé de l’arabe « ar-roub », qui signifie « le quart »). En anglais on se pose moins de question, et on estime que @ est dérivé de l’abréviation du mot latin « ad » (à en français) et on le prononce « at ».

~ : cette petite vague flottante est appelée tilde (nom masculin). On peut le voir au dessus du n en espagnol (ce dernier se prononce alors « gn »). On retrouve ce signe également en informatique, lors de la gestion de dossiers ou de fichiers notamment.


Au jour d’aujourd’hui
Sous toutes les apparences d’un pléonasme (c’est le moins qu’on puisse dire : « hui » est un ancien mot synonyme de jour, aujourd’hui comporte donc déjà deux fois l’idée « du jour où nous sommes »), au jour d’aujourd’hui est, selon l’Académie française, usité par des auteurs de qualité, malgré sa redondance manifeste, et accepté (« Une riche plaine bien de chez nous, aussi belle qu’au jour d’aujourd’hui » (Maurice Genevoix)). Une tournure qui n’est pas incorrecte, donc, mais qui ne doit être utilisée que lorsqu’il y a une réelle volonté d’insistance. Il convient de ne pas en abuser ou en mésuser… ce qui n’est la plupart du temps pas le cas.


Ognon ou oignon ?
Les deux sont valides depuis les rectifications orthographiques de 1990 où l’on a décidé que, puisque le i d’oignon était muet, on pouvait tout aussi bien l’éliminer. Certains s’en offusqueront et estimeront tout de même que seul oignon est « vraiment » correct. À vrai dire, ce sont leurs ognons…


Quand même, c’est pas compliqué !
Faute énorme, certains écrivent quand même « comme même ». J’avoue ne pas comprendre comment c’est possible, et n’arrive pas à déterminer l’origine étymologique éventuelle de la faute. J’en suis arrivé à la conclusion que, hors dyslexie avérée, seules les personnes lisant très peu pouvaient la commettre (je n’exprime aucun jugement de valeur), et qu’elles confondaient, à l’oreille, les sons « quan-m » (liaison de quand et du m de même) et « comme ». Une explication peu convaincante mais je n’en vois aucune autre…

Complément : dans la même famille, "quand bien même" devient, sous la plume de certains, "combien même"...


Moult et oust(e) !
Deux mots qui n’ont rien à voir mais que je trouve assez amusants mis ensemble (et c’est mon post, je fais ce que je veux)… Moult, adverbe qui signifie beaucoup, est invariable (on peut parler de « moult batailles menées » mais moulte, moultes ou moults n’existent pas). Oust, interjection destinée à chasser quelqu’un, peut en revanche s’écrire avec ou sans e.


C’est ou ce sont ?
Si l’utilisation de « c’est » lorsque le nom ou le pronom qui suit est au singulier ne fait guère de doutes (ex : c’est le livre que je cherche), quand l’attribut est au pluriel les choses sont moins évidentes. Ainsi, par exemple, dit-on « c’est des histoires » ou « ce sont des histoires » ? La règle courante veut ici que l’on associe le pluriel au pluriel, en tout cas dans le langage soutenu. Nous préférerons donc « ce sont (ou c’étaient) des histoires ». Néanmoins, dire « c’est (ou c’était) des histoires » est accepté, et ne peut être considéré comme une faute. On considère en fait que l’on a une forme plus littéraire d’un côté, et plus courante de l’autre, c’est ayant pris valeur de présentatif (on peut le remplacer par voilà).


Mon grand dam ?
Le nom masculin dam, qui signifie préjudice, ou dommage, n’est guère utilisé que dans l’expression « au grand dam de », et souligne une déception profonde ou, en effet, un préjudice, le plus souvent moral (ex : Sophie se souvenait de tout, à mon grand dam ; Au grand dam de ses parents, le petit José n’était pas un élève très brillant).


Faire fi de
Petit mot de deux lettres, fi a un sens vieilli et exprime le dégoût, la répugnance (ex : Fi ! que cela est laid !). Désormais, on l’utilise presque exclusivement dans l’expression « faire fi de » (quelque chose), qui signifie dédaigner, ne pas (ou ne plus) tenir compte de (ex : Ah! il faudra que je donne ce renseignement à certaine personne qui n'est pas femme à en faire fi (Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs).


Ah, l’envie…
Faute classique, la locution adverbiale « à l’envi », qui signifie « à qui mieux mieux », « en rivalisant » (ex : La rage et l’amour le déchiraient à l’envi (Flaubert, l’éducation sentimentale)) se voit transformée en « à l’envie » très régulièrement. Ce n’est guère étonnant, les deux graphies étant très proches, mais envi (idée de provocation, d’émulation) et envie (idée de possessivité, de jalousie) ont ici un sens très différents. Attention, donc.


Un vrai cauchemar (sans d !)
Attention, grosse faute. Cauchemar s’écrit de cette façon, et jamais avec un d. Une habitude qu’ont pris certains, vraisemblablement parce que dans ses autres formes (verbe, adjectif) on écrit cauchemarder, cauchemardesque etc.


A priori : avec ou sans accent ?

En m’intéressant au simple a priori, que l’on écrit désormais sans accent sur le a, je ne m’attendais pas à une telle débauche d’explications… Impossible de rentrer dans le détail : le sujet est bien trop pointu pour tenir ici en quelques lignes. Je vous invite donc à consulter ce lien http://www.langue-fr.net/index/A/a-priori.htm et à vous faire votre propre opinion si la chose vous intéresse.


Prémices et prémisse(s)

Attention, lorsqu’on évoque le commencement de quelque chose, son début, il faut écrire prémices (ex : les prémices de l’amour, du printemps etc.). Le mot est toujours féminin pluriel.
Prémisse, homonyme déstabilisant qui peut s’écrire au singulier ou au pluriel fait référence 1/ aux deux propositions d’un syllogisme * ou bien 2/ désigne un fait d’où découle une conséquence, ou une proposition qui fonde une conclusion. Dans ce dernier cas, on comprend que la confusion entre les deux orthographes soit possible. Il faudrait ainsi écrire « La crise économique fut la prémisse de la guerre » mais « La crise économique marqua les prémices de la guerre ». Dans le premier cas prémisse est associé à la crise économique, qu’elle désigne (on désigne un fait, qui a une conséquence) ; dans le second cas prémices évoque le début de la guerre. Oui, c’est subtil…

* Un syllogisme est un argument contenant trois propositions : la majeure, la mineure et la conclusion qui se déduit nécessairement des deux autre. Ex : Tous les hommes sont mortels / Je suis un homme / Donc je suis mortel.


« Bien mal acquis » mais « par acquit de conscience »
Eh oui. Acquis et acquit sont homonymes, mais ne proviennent pas du même verbe. D’un côté nous avons acquérir (gagner, obtenir), de l’autre nous avons acquitter (payer une dette). On écrira ainsi « bien mal acquis ne profite jamais » (on ne l’a pas gagné honnêtement) mais « je le fais par acquit de conscience » (je le fais parce que je veux libérer ma conscience en payant de retour, ou en accomplissant ce à quoi je me suis engagé).


Appas et appâts
Si les appas (les attraits) d’une belle femme peuvent, il est vrai, servir d’appâts, n’oubliez pas que ce dernier mot a davantage sa place au bout d’un hameçon. Les deux mots sont toutefois quasiment synonymes, puisqu’ils « attirent ». Il n’y a guère que l’idée de danger associée à l’un plutôt qu’à l’autre qui les distingue.


Une gag(e)ure
Le mot gageure – une action étrange ou difficile, que l’on pense motivée par un défi – se prononce « gajure ».


Nénuphar ou nénufar ?
La question est intéressante. Officiellement, c’est nénuphar qui est jugé correct, mais jusqu’en 1935, le mot s’écrivait nénufar, en référence au mot persan dont il s’inspire, nilufar, le « ph » servant plutôt à transcrire la lettre phi tiré du grec ancien. Que nénufar ait tout à coup été écrit nénuphar semble être une erreur, qui est restée et qu’aucune réforme n’a désormais réussi à corriger. On peut raisonnablement penser que les deux orthographes sont acceptables, bien que de nombreux dictionnaires ne considèrent que la version officielle.


Ouï-dire
Non, on n’écrit pas « oui dire », mais bien « apprendre par ouï-dire », avec tréma sur le i et trait d’union. Ouï, ici, est bien entendu tiré du verbe désormais tombé en désuétude « ouïr », qui signifie entendre et que l’on ne conjugue désormais plus, j’ois, nous ouïmes ou que j’ouïsse étant définitivement passés de mode…


Supporter et soutenir
On soutient quelqu’un lorsqu’on l’encourage, qu’on l’aide. On le supporte lorsqu’on le tolère, ou qu’on endure ses actions. L’anglicisme « supporter », qui désigne les fans d’une équipe de foot par exemple, fait que les deux verbes sont parfois confondus. Ils ont pourtant des sens opposés.


Le pluriel des nombres

Million et milliard, considérés comme des noms communs, s’accordent au pluriel. Mille en revanche est tenu pour un numéral, invariable. Plus fourbes, cent et vingt tiennent un peu des deux : ils s’accordent au pluriel dans le cas où ils terminent un nombre, mais restent invariables lorsqu’ils sont suivis d'un autre élément numéral. On écrira donc :

- Un million / deux millions.
- Un milliard / deux milliards.
- Mille / deux mille.
- Quatre-vingts / quatre-vingt un.
- Trois cents / trois cent un.
- Gagner des mille et des cents.

Il faut noter que ces règles ont été établies, semble-t-il, de façon arbitraire par des grammairiens au XVIIIe siècle, et qu’il est fort possible qu’elles soient réformées un jour. En attendant, il convient toutefois d'essayer de les respecter.


Liens et références :

http://www.academie-francaise.fr
http://atilf.atilf.fr(outil d’analyse de la langue très complet)
http://www.sdv.fr/orthonet
http://grammaire.reverso.net
http://www.crisco.unicaen.fr(dictionnaire des synonymes dans la partie Outils)
http://www.mediadico.com (dictionnaire + conjugueur ; nécessite une inscription gratuite)
http://www.langue-fr.net
http://www.etudes-litteraires.com
http://www.dicomoche.net
http://correcteurs.blog.lemonde.fr
http://www.expressio.fr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
kanea



Nombre de messages : 1641
Localisation : Vienne
Date d'inscription : 28/07/2005

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Ven 25 Mai 2007 - 11:17

gentleman
très instructif
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lweeling



Nombre de messages : 2075
Age : 29
Localisation : Perdu
Date d'inscription : 15/06/2006

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Ven 25 Mai 2007 - 19:59

C'est pratique en effet, bien que certains trucs c'est un peu trop pointilleux pour moi lol

Par contre j'ai toujours rien compris pour bâbord et tribord XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anne-Laure
Admin


Nombre de messages : 26942
Localisation : Angoulême, France
Date d'inscription : 13/11/2004

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Ven 25 Mai 2007 - 22:29

Alors là chapeau, il y a plein de regles que je savais sans en connaître l'origine, j'ai appris plein de trucs. thumleft
Fleau, saurais-tu si on doit écrire "intrigant" ou "intriguant"? Je me suis tjs posé la question, il me semble que ça ne désigne pas forcément la même chose, si?

Lwelling > Représente-toi le mot "batterie" écrit devant toi. "ba" est à ta gauche, donc babord est à gauche. simple et malin. ^^

_________________

avatar © Tatsuya Ishida / Sinfest
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://algesiras.free.fr
Lweeling



Nombre de messages : 2075
Age : 29
Localisation : Perdu
Date d'inscription : 15/06/2006

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Ven 25 Mai 2007 - 23:31

Aaaaaaaah d'accord!! Merci Anne-Laure (le temps de comprendre lol)
la première fois devait pas être assez clair pour mon cerveau embrumé XD
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MallowCat



Nombre de messages : 831
Age : 31
Localisation : Avignon
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Sam 2 Juin 2007 - 21:15

Je te réponds en retard, Anne-Laure. Après vérification "Intrigant(e)" serait la seule orthographe acceptée.

Maintenant, le sens d'"intrigant" semble être approprié à "une personne qui aime se mêler de beaucoup d'intrigues ou qui a recours aux intrigues pour atteindre son but" et non à une personne ou un objet étrange qui suscite l'intérêt.

Le sens du mot donc semble avoir été dénaturé avec le temps, mais une seule orthographe persiste.

En espérant avoir pu t'être utile ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Mer 5 Sep 2007 - 1:26

Je me permet de rectifier un point sur l'orthographe d'intrigant. Je crois me rappeler que les verbes en "-guer" ont cette drôle de particularité :

lorsqu'on considère le mot intriguant comme participe présent, il s'écrit avec un "u" , mais parfois, le participe présent dérive en adjectif ou en nom, et seulement à ce moment là, il perd le "u".

En clair : Il a réussi à lui plaire en l'intriguant.
un objet intrigant - un intrigant (la définition donnée plus haut)

Mais aussi : "c'est fatigant", soupira Marie en fatiguant la salade.

En l'occurence, très peu de verbes en "-guer" dérivent en adjectifs ou noms.
(là comme ça, je ne vois que "intriguer", "fatiguer" et "naviguer")

Bon, je crois que j'ai raison... mais peut être que la règle n'est pas claire à ce sujet... n'hésitez-pas à vérifier si l'envie vous prend !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Mer 5 Sep 2007 - 1:28

..et j'ai oublié un "s" à "permets"
ah bah bravo !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co   Aujourd'hui à 5:10

Revenir en haut Aller en bas
 
Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
 Sujets similaires
-
» Petits trucs d'ortho/ grammaire/ syntaxe et co
» petits trucs marrants au crochet ....
» 200 petits trucs inutile à savoir
» Quelques petits trucs
» Tous les petits trucs utiles pour faire sa dollhouse

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Materiel Celeste :: Le Marché :: Papotages-
Sauter vers: